Choisir son matelas à mémoire de forme

choisir son matelas a memoire de forme : la densité de la mousseLe concept étant relativement nouveau pour le grand public, il n’est pas toujours facile de bien choisir son matelas à mémoire de forme.

Compte tenu du fait que nous passons environ un tiers de notre vie au lit, la recherche d’une bonne literie relève un peu du parcours du combattant et ne s’effectue pas à la légère. Aux préférences personnelles de chacun viennent s’ajouter des critères d’esthétique, de confort et de prix. Peut-être nos conseils vous aideront-ils à vous y retrouver plus facilement aux milieux de termes parfois barbares et souvent obscurs.


Par définition, un lit se compose d’un sommier et d’un matelas ; nous passerons sous silence l’oreiller, certaines personnes préférant dormir à plat. Il est indispensable, quand on renouvelle son matelas, de changer également le sommier pour éviter d’abîmer le matelas.

Choisir son matelas à mémoire de forme signifie choisir également le sommier adéquat et, dans ce cas, le sommier à lattes s’impose. En plus d’une bonne aération il offre un couchage relativement dur, alliant ainsi durabilité et confort. Le sommier à ressorts, complément du matelas à ressorts, est à bannir dans le cas d’un matelas à mémoire.

Avant de choisir son matelas à mémoire de forme, il faut analyser les raisons qui nous poussent vers ce type de produit, hormis un simple effet de mode, et savoir exactement en quoi il consiste.

En ce qui concerne les matériaux à mémoire de forme, ils peuvent se résumer à un mot : la mousse ou plus précisément le polyurethane. Certains ne manqueront pas d’établir un parallèle avec le latex qui est, lui, un produit naturel. Mais il faut savoir que beaucoup de personnes sont allergiques au latex naturel. De plus, le polyuréthane offre l’avantage d’être beaucoup plus maléable et d’être également un bon conducteur de chaleur.

Le constituant principal du matelas à mémoire (son « âme » en terme professionnel) est travaillé de façon à soulager les points de pression du corps. C’est ici qu’intervient la notion de densité, cette dernière étant particulièrement sensible à la température et au poids du corps.

La mousse viscoélastique qui constitue l’âme du matelas est toujours d’une densité supérieure à 55 Kg/m3, mais la règle veut qu’elle soit d’au moins 80 Kg au m3 pour une personne d’un poids normal, une densité insuffisante ne jouant pas correctement son rôle de soutien.

Plus la densité est élevée, plus les cellules qui composent la mousse sont nombreuses. Bien sûr, le prix est directement proportionnel à la densité ; mais, une fois adoptée l’idée de choisir son matelas à mémoire de forme, il faut se dire qu’il est certainement plus rentable d’investir à long terme plutôt que d’être rapidement déçu par du matériel bas de gamme. Selon l’expression : on paye pour ce qu’on a.

Pour bien choisir son matelas à mémoire de forme, il est utile de connaître aussi les améliorations physiques qu’il apportera. Qui n’a jamais connu de nuits ponctuées de crampes liées à une mauvaise circulation sanguine? Qui ne s’est jamais réveillé avec des courbatures et douleurs diverses dues à un matelas trop ferme ou trop mou? Le matelas a mémoire supprime ces désagréments.

Au premier contact, il est ferme puis il s’assouplit progressivement sous le poids du corps, les cellules de la mousse moulent celui-ci, provoquant ainsi le relâchement des muscles. La colonne vertébrale garde sa position initiale, d’où l’intérêt de ce matériau dans le cas de douleurs articulaires. Beaucoup de ces matelas favorisent une bonne circulation d’air au niveau des zones de contact grâce à un système de ventilation. Quand le corps effectue un mouvement, le matelas reprend sa forme initiale puis se réadapte à la nouvelle position. Ce processus n’affecte en rien le sommeil de la personne qui dort à côté.

A la lumière de ces explications, nous comprenons mieux pourquoi la mousse à mémoire de forme, initialement destinée aux navettes spatiales, a rapidement été adoptée par le corps médical au même titre que l’oreiller à mémoire de forme. Il la recommande d’ailleurs fortement aux personnes atteintes de lumbagos, sciatiques et autres douleurs cervicales.

Partant du principe qu’il vaut mieux prévenir que guérir, on peut déjà tenter une première approche avec un sur-matelas à mémoire de forme. Ces derniers sont moins onéreux que le matelas lui-même et, au vu de l’amélioration de la qualité du sommeil, convaincront même le plus réfractaire de courir choisir son matelas à mémoire de forme.